Architecture
Les plans du constructivisme organique
Plan A
Positions épistémologiques
Plan B
Théories de la construction du savoir
Plan C
Acquis et valeurs

Lire le texte du schéma
- Priorité à l’objet / Empirisme
- Constructivisme mécaniste
- Sujet (OC) / Objet (OR)
- Constructivisme organiciste
- Priorité au sujet / Rationalisme
- Plan A : Positions épistémologiques
- Priorité individuelle
- Constructivisme organique
- Priorité sociale
- Plan B : Théories de la construction du savoir
- Méthodologie
- Recueillir des informations sur l’apprenant utiles à l’enseignement
- Évaluer DCE
- Examiner le cadre théorique du domaine
- Épistémologie
- Structurer un noyau théorique épistémologique SPD
- Enseignement
- des sciences, méthodes, procédures, compétences, etc.
- Apprentissage
- Organisation cognitive et types d’apprentissage. Examen critique
- Acquis et valeurs
- Plan C : Acquis et valeurs du constructivisme organique
Le problème de fond
Objet connu et objet réel
Une question centrale concerne deux notions : objet connu (OC), construit par le sujet, et objet réel (OR). Deux grandes positions se dégagent.
Une position permet la comparaison et assimile ressemblance et vérité. Communication, technologie et précision sportive semblent l’appuyer ; behaviorisme et inductivisme la suivent.
L’autre refuse la comparaison directe : savoir interne et réel externe restent séparés. Interprétations diverses, perception limitée et apprentissage continu invitent à remplacer la vérité-copie par utilité, efficacité, adéquation, prévision et cohérence.
Le CO adopte la seconde position. Il accepte le réel mais refuse de comparer directement une construction mentale à son objet externe.
OC
Objet connu
OR
Objet réel

Lire le texte du schéma
- Réorganiser les rectangles en un schéma ordonné
- Position F
- L’objet connu (OC) peut être comparé à son référent (OR). Leur écart éventuel peut être réduit et sert de critère de vérité
- H. OC et OR sont comparables, mais le sujet filtre et biaise au lieu de copier. Une bonne méthode peut réduire l’écart
- G. OC et OR ne sont pas comparables ; on ne peut affirmer une adaptation croissante, car on ignore ce que représente OC
- Arguments B
- Interprétations multiples / Perception limitée / On apprend toujours
- Arguments C
- Accord interpersonnel / Progrès technologique / Précision des actions
- Déplacer les rectangles et les relier par des flèches selon leur contenu pour former un schéma cohérent
- D. OC et OR ne sont pas comparables, mais OC peut se rapprocher d’OR au sens adaptatif
- E. On peut comparer et copier les propriétés d’OR une à une pour composer un OC identique à OR
- Position A
- L’objet connu ne peut être comparé à son référent : une membrane sépare sujet et milieu. Repenser la vérité en termes d’utilité et d’adéquation
Les « ismes » philosophiques
Le CO parmi les positions philosophiques
Empirisme
L’expérience domine : le milieu fournirait directement l’information.
Rejeté comme explication suffisante.
Rationalisme
La raison domine la construction, négligeant l’interaction concrète avec le milieu.
Acceptable seulement dans une genèse.
Réalisme
Le savoir serait plus vrai à mesure qu’il ressemble au réel extérieur.
Remplacé par un critère adaptatif.
Idéalisme
Le réel est jugé inaccessible, niant sa représentation ou tout progrès vers lui.
Rejeté : le progrès adaptatif existe.
Apriorisme
Suppose des structures cognitives innées et préformées à la naissance.
Rejeté : toute structure a une genèse.
Mécanisme
Réduit la complexité aux pièces séparables, sommes et causalités linéaires.
Opposé méthodologique du CO.
Tableau 1
Système d’énoncés dichotomiques (SaD-CO)
Moins adéquate · Empirisme
Approches privilégiant expérience, raison ou structures innées, supposant une correspondance au réel ou niant le progrès adaptatif.
Plus adéquate · Constructivisme
Le savoir naît de l’interaction sujet-objet, entre expérience et raison. Réalités construite et externe restent distinctes ; le progrès est adaptatif, sans vérité-copie.
Moins adéquate · Mécanisme
Les modèles mécaniques supposent des pièces séparables, un tout additif et des causalités simples.
Plus adéquate · Organicisme
Le savoir est organique : le tout dépasse la somme. Comprendre transforme les relations et la définition même des parties.
Connaissance individuelle
Quatre paires pour comprendre l’apprenant
Pour le CO, le signifiant est ce qui arrive de l’extérieur : mots, symboles, images, perceptions et formules. La signification ne voyage pas avec lui : elle se construit par expérience, affects et acquis. L’information circule ; elle devient connaissance dans l’esprit.
D’où l’écart entre enseigner et apprendre. Enseigner présente le contenu ; apprendre l’assimile intérieurement. Même d’excellentes stratégies ne garantissent pas l’acquisition.
La troisième paire oppose concept et schème. Les concepts conviennent aux échanges scientifiques. Le savoir individuel est aussi implicite, procédural, incarné et affectif ; les schèmes le décrivent mieux.
La quatrième paire distingue logique et psychologie. Les catégories académiques font paraître l’élève incohérent. Son savoir est souvent cohérent, utile et adapté au milieu par autorégulation organique.
Les quatre paires partagent une vision incarnée du savoir dépassant les dualismes corps-esprit, sujet-objet, raison-émotion et procédural-conceptuel.

Lire le texte du schéma
- Significations et signifiants : ensemble ou séparés ?
- contexte
- message
- langage
- émetteur
- destinataire
- Parmi ce qui vient de l’extérieur (mots, images, perceptions, informations, etc.), qu’est-ce qui arrive déjà avec son sens ?
- Liste :
- Le mot contient-il sa signification ?
- Peut-on apprendre d’autres cultures ?
- Information ou connaissance ?
- En Espagne : « manger avec appétit » ; au Pérou : « tirer, prendre, renifler, conduire, échouer… »
- À l’origine, « quedamos al tiro » évoquait un rendez-vous aux coups de feu ; aujourd’hui, « al tiro » signifie « immédiatement »
- Écriture retrouvée d’une culture disparue dont on ne sait rien
- Objet trouvé par des astronautes sur une planète hors du système solaire : qu’est-ce ?
- Avec 100 mots et des règles grammaticales, un ordinateur a créé un million de phrases
- Ce qui est écrit dans un livre : des signifiants seulement, ou des significations ?
- Réfléchir au lien entre signification et signifiant : sont-ils unis ?
- Le mot est lié aux significations par convention sociale et vaut dans son contexte culturel
- Écrits et objets d’autres cultures peuvent sembler sans sens dans la nôtre
- Le sens existe-t-il seulement dans l’esprit humain, jamais à l’extérieur ?
- Si le mot portait sa signification…
- Si le contexte culturel apporte le sens…
- Si les significations n’existent que dans l’esprit, alors…
Tableau 2
Énoncés dichotomiques sur l’apprenant (SaD-VdA)
Moins adéquate · Empirisme
Supposer que signes, symboles et sensations arrivent avec leur sens, ou que l’effort enseignant garantit toute acquisition.
Plus adéquate · Constructivisme
Le sujet attribue le sens avec sa totalité biologique, affective et cognitive. Les significations varient en degré entre enseignant et élève.
Moins adéquate · Empirisme
Supposer une causalité directe entre conditions pédagogiques et acquis, et une acquisition facile de tout l’enseignement.
Plus adéquate · Constructivisme
Enseigner et apprendre sont de natures différentes. Même favorisée, la construction reste interne et exigeante.
Moins adéquate · Mécanisme
Traiter le savoir de l’élève comme une hiérarchie de concepts précis reliés par des relations logiques de classe.
Plus adéquate · Organicisme
La cognition comporte des structures vécues, procédurales et implicites, stables et affectives, nécessaires au sens.
Moins adéquate · Mécanisme
La logique académique introduit des biais, faisant paraître le sujet fragmenté ou confus à tort.
Plus adéquate · Organicisme
Un cadre psychologique réduit les biais et révèle une résolution plus cohérente et pragmatique des problèmes du milieu.
L’extension sociale
Symbiose sémiotique-communauté
Système de signifiants
Communauté de significations
Communiquer rapproche sens individuels et collectifs, tandis que les apports transforment la communauté. Développé dans le module 5.

Lire le texte du schéma
- Symbiose du système sémiotique et des sujets interprétants
- Système sémiotique partagé
- Communauté capable d’attribuer des significations partagées
- Sans communauté, le système de signifiants perd la possibilité de devenir connaissance
- Sans système sémiotique, la communauté perd sa continuité : la transmission entre générations et la régulation sociale des significations et des signifiants deviennent moins efficaces
- On apprend à partir du sens, non du signifiant
Connaissance scientifique
La spécificité du savoir scientifique
L’identité du savoir scientifique dépend d’une communauté qui organise, valide et utilise ses ressources. L’entité autorégulatrice est son système S-C.
Le succès dépend surtout de la gestion sémiotique par deux facteurs : une forte régulation sociale, renforçant symbiose, stabilité, continuité et formation des nouveaux membres, et une forte régulation empirique, confrontant continuellement un noyau sémiotique stable aux données.
Tableau 3
Énoncés dichotomiques sur la science (SaD-VdC)
Moins adéquate · Empirisme
La science vue comme généralisation directe des observations, reflet sans théorie des lois naturelles, achevé, exact et neutre.
Plus adéquate · Constructivisme
La science se construit entre théorie et données chargées de théorie. Sa valeur est l’utilité ; son développement répond aux problèmes du moment.
Moins adéquate · Mécanisme
La science vue comme accumulation linéaire par une méthode universelle infaillible et des génies isolés.
Plus adéquate · Organicisme
Le progrès est collectif, complexe, souvent évolutif et parfois révolutionnaire. Les méthodes varient entre découverte, communication, régulation et justification.
Les tableaux 2 et 3 diffèrent par leurs contextes mais partagent une structure, malgré des sources distinctes : psychologie et épistémologie scientifique.